L’âme jaune

L'âme jaune
L’âme jaune

Texte de Thierry Paillard
Avec Valérie Barral, Alain Stach, Benoît Miaule, Thierry Paillard
Virgine Maris, Flûte et Percussions
Lumières : Eric Rolland,
Costumes : Maargret Koornstra,
Conseillers : Lez’Hatt


Des personnages ancrés dans une terre aride d’un langage riche de métaphores qui visite d’image en rencontre l’histoire de l’artiste d’hier ou d’aujourd’hui, mais aussi l’aventure d’une amitié universelle. L’idée originale se veut être l’amitié en dialogue née entre Vincent van Gogh, le facteur Joseph Roulin et Augustine, sa femme, sous le soleil d’Arles en 1888. La pièce développe dans un certain absolu le thème de l’artiste et son rapport à la société ; un peintre et une famille modeste – l’artiste et l’ouvrier – ils se reconnaissent en toute intimité.

Au-delà de l’anecdote, au-delà du folklore dont fait l’objet la vie du peintre Van Gogh, nous nous posons, et faisons poser à l’artiste d’aujourd’hui comme à l’acheteur d’art, les questions qui émanent des écrits du peintre sur son art. Quels sont les changements, quelles différences aujourd’hui ? L’art contemporain souffre-t-il les mêmes problèmes quelqu’ en soit l’époque ? Quels sont les liens avec le monde du travail, avec la société ?


Les personnages

AUGUSTINE : femme de Joseph ; elle ne sait que faire de son mari. Elle a ravalé ses rêves pour gérer un quotidien qui ne fait pas de cadeau et ne laisse guère de temps à soi. Elle aide ceux qu’elle croise dans le besoin. Pour le peintre hollandais, ce seront quelques plats et sa bonne humeur généreuse.

JOSEPH : postier alcoolique et communard, avec une affection particulière pour l’idéal social collectiviste, les arts et l’absinthe. Il est fort en gueule et montre une conduite toute fraternelle envers le peintre pauvre ; derrière sa tolérance ou son doute, on ne sait pas ce qui se cache

VINCENT : hollandais pauvre, peintre en recherche d’un être parfait, ami de Joseph Roulin puis de la famille. Toujours à la course d’une santé qu’il n’a pas, il est parfois en proie à des crises. Il peint néanmoins sans cesse et s’aide d’alcool pour rester de longues heures à la tâche.

LE PARISIEN : jeune homme aux allures de dandy, intelligent et ayant appris à se servir de l’argent, il navigue dans les affaires de vente de tableaux et autres commerces par passion. Il ressemble parfois à un aventurier à la conquête des arts.

LE MUSICIEN : porte sa flûte sur les accents japonais comme un rappel de Van Gogh arrivé à Arles et qui écrit à son frère avoir trouvé là le soleil du Japon.


La Presse

« Le texte, d’une belle écriture, est joué avec sobriété et efficacité. Le flûtiste intervient avec discrétion et bonheur. Beau cadeau de la troupe Le Rouge Et Le Vert. »
La Marseillaise.

« La pièce de Thierry Paillard évoque Van Gogh, le jaune de sa peinture, son regard, sa souffrance et son cri en un lieu qui fut pour lui, à la fois pause et douleur. Tout un symbole et un pari réussit. »
Le journal d’Arles.

« L’Âme Jaune, un troublant hommage à Vincent van Gogh qui a séduit les spectateurs. C’est dans un silence quasi religieux que le musicien a donné le rythme de sa flûte légère. Valérie Barral, une Augustine attachante a ouvert la danse, et pendant plus d’une heure, les trois comédiens nous ont entraînés dans la vie du peintre passionné, et portés un texte sensible et mordant au thème universel : quel place donne aux artistes notre société. Emouvant, souvent drôle, le texte se boit et se vit au travers des comédiens qui jouent juste. Au milieu de la scène trône une chaise jaune, un relais entre les acteurs qui nous livrent leurs états d’âme. Cette pièce dresse le tableau de deux mondes qui se confrontent : celui de l’artiste se noyant dans sa peinture et celui d’une société parfois ingrate avec ceux qui la font rêver. Thierry Paillard pose à travers L’Âme Jaune une question importante : comment vivre aujourd’hui dignementde son art ? »
La Provence. E.M.L.


Durée : 75 minutes

THEATRE CONTEMPORAIN    –    SPECTACLE : non AUTONOME– non DE RUE


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